Nature morte dans un fossé
L’enquêteur est-il dans le champ?
Lundi 14 et mardi 15 septembre à 20 h
Studio du Centre national des Arts
2 h, sans entracte
théâtre l’Escaouette, Moncton (Nouveau-Brunswick)
en coproduction avec le Théâtre Blanc, Québec (Québec)
Texte : Fausto Paravidino
Traduction : Paul Lefebvre
Mise en scène : Christian Lapointe
Interprétation : Marcia Babineau, Stéphanie David, Jean-Michel Déry, Christian Essiambre, Kevin McCoy et Mario Mercier
Ça commence drôle, vite et mal : un jeune homme nous raconte sa fin de soirée où s’alignent alcool, séduction, sperme, sang, airbag et… le cadavre nu d’une jeune femme qui n’a rien à voir avec ce qui a précédé. Mais vraiment rien à voir? C’est ce que détricote un policier intelligemment désabusé qui, pour son enquête, rencontre la maman sous le choc, un petit pusher grand informateur, un fiancé de style beau-frère, une prostituée yougoslave… Bref, une ahurissante radiographie sociale qui s’effondre dès que le coupable est révélé : car on bascule alors dans la tragédie – qui depuis toujours est la raison d’être du théâtre.
Avec Nature morte dans un fossé, Fausto Paravidino – la voix la plus éclatante de la dramaturgie italienne d’aujourd’hui – a écrit un fascinant enchaînement de monologues au présent de l’indicatif où tout est dit, où tout se dit, mais où rien n’est raconté. En accord avec cette écriture atypique, tour à tour poignante et hilarante, terriblement humaine, le metteur en scène Christian Lapointe a défini un jeu fondé sur l’authenticité de l’acteur, qui accompagne son personnage, plutôt que de le jouer.
Le théâtre l’Escaouette avait présenté Le Christ est apparu au Gun-Club aux Zones Théâtrales 2005.
Assistance à la mise en scène : Gaétane Deschênes / Équipe de conception : Jean Hazel, Alain Tanguay et le collectif CINAPS : Lionel Arnould, Mathieu Campagna et Jean-François Labbé / Costumes : Jean Hazel
Rencontre et libre-échange avec les créateurs du spectacle après la représentation du 14 septembre.
Extrait de la critique du journal Le Devoir :
« Nature morte réussit là où les dangers de glisser dans l’excès étaient nombreux. Dans cette rencontre de créateurs et cette mise en scène de Christian Lapointe, elle se fait objet visuel, objet sonore, objet de doutes et de réflexions, elle maintient le suspense narratif, livre la prestation théâtrale, renouvelle les règles du jeu, ose l’exploration en direct et l’humour au passage, dans une fascinante mise en lumière. Elle passe du fait divers aux détails du quotidien, a recours à la présence des corps sur scène, sans jamais les ramener à l’état d’accessoire et, par-dessus tout, elle raconte une histoire. » – Sylvie Nicolas, Le Devoir, mars 2009



